"Servir l'homme est l'objectif suprême" de toutes les organisations, de toutes les institutions sociales (Voir les résolutions du 6ème Congrès du Parti). Cette affirmation place l'homme comme objectif, comme but final de toute action culturelle, économique, sociale dans la communauté nationale. En effet, n'exprime-t-elle pas une vérité fondamentale concernant la dignité humaine ? C'est d'elle que découlent les besoins, les exigences impérieuses auxquelles il faut répondre dans les circonstances actuelles pour édifier une société plus humaine dans notre patrie, le Vietnam. Ces exigences comportent les deux tâches suivantes :
1° - Eliminer les tares de la société actuelle.
2° - Mettre en oeuvre les valeurs humaines qui permettront à tous les citoyens d'atteindre le bien-être, de vivre indépendants, libres et heureux, conformément à la dignité humaine.
I - Eliminer les tares actuelles de la société
1 - Eliminer la plus grave des tares, à savoir l'aliénation de l'homme
L'aliénation est un phénomène qui fait perdre à l'homme sa dignité. Ce phénomène apparaît et grandit dans la société actuelle :
2-Eliminer la seconde des tares sociales les plus graves, un régime injuste et aliénant
Le système "demander - donner" est typique d'un régime injuste et aliénant. Il est générateur d'injustice et d'aliénation. C'est ce système
"demander - donner" qui a provoqué l'évasion hors des fonds publics de 50 % des ressources financières. 50 % de ce qui reste disparaissent encore au moment des dépenses publiques. Ce qui signifie que la petite minorité de ceux qui détiennent force et pouvoir bénéficie de 75 % des fonds publics de la nation (dans ces 75 %, il y a 50 000 milliards de dôngs par an du secteur de l'édification). Il reste 25 % dont bénéficie plus de 70 millions des personnes qui composent le peuple. Une telle réalité a créé une grave situation d'injustice dans la société et ne cesse d'agrandir l'écart qui sépare les riches des pauvres à l'intérieur de notre peuple. C'est bien pourquoi la concussion systématique et à grande échelle qui sévit dans notre société est un immense obstacle au développement du pays comme à la mise en valeur de la dignité humaine.
II - Mettre en oeuvre les valeurs humanistes rendant la société toujours plus humaine.
1 - Mettre en valeur la dignité et la personne humaine
Cette tâche exige que tous les organismes, toutes les institutions dans leurs relations sociales fassent porter toute leur attention sur l'homme et le respectent, qu'ils le placent au coeur de toutes les activités culturelles, économiques et sociales, c'est-à-dire orientent celles-ci vers le développement et le progrès de l'homme dans son intégralité, corps, esprit et âme, trois dimensions qui constituent la dignité et la personnalité de l'homme.
2 - Développement social et progrès humain doivent se fonder sur la vérité
Une société peut être considérée comme ordonnée et conforme à la dignité humaine lorsqu'elle est fondée sur la vérité. La vérité de base dans les relations inter-humaines, c'est que tous sont égaux en dignité.
3 - Mettre en valeur l'esprit de solidarité dans la communauté nationale
L'esprit de solidarité ne peut être édifié et développé solidement que sur la base du respect de l'homme et de ses droits, du respect de son indépendance légitime, du respect du droit à l'auto-détermination des organisations civiques, du respect des valeurs morales de notre tradition culturelle.
4 - Mettre en valeur l'esprit de complémentarité dans les organisations sociales
L'esprit de complémentarité empêche toute organisation ou toute collectivité sociale, fut-elle la plus haute, comme l'Etat, de monopoliser le pouvoir en ce qui concerne le développement, car celui-ci constitue la tâche commune du peuple tout entier, des diverses composantes sociales de la communauté nationale. En outre, le monopole du pouvoir conduit à la dictature et à l'absolutisme, au bureaucratisme, au protectionnisme, à l'oppression et à l'injustice, autant de fléaux qui altèrent la dignité humaine et font obstacle au développement du pays.
5 - Mettre en valeur la conscience du bien public et la volonté de le servir.