Deux membres de l'Eglise bouddhique Hoa Hao, Truong Van Duc et
Ho Van Trong ont été condamnés respectivement à 12 et 4 ans de prison
pour avoir perturbé l'ordre public et s'être opposés aux forces de
l'ordre lors d'une manifestation interdite dans la province de An
Giang, Sud Viêt-Nam.
Rappel : Mme Nguyen Thi Thu, 75 ans, fidèle Hoa Hao, s'était
immolée pour protester contre la répression des autorités à l'encontre
de son église.
M. Lê Quang Liêm, 81 ans, dirigeant de l'Eglise bouddhique
Hoa Hao, est placé en résidence surveillée pour 2 ans.
Les Etats-Unis ont réclamé le retour du Père Nguyên Van Ly
à son domicile, et ont demandé que le Père Ly et les autres responsables
religieux aux Viêt-Nam soient autorisés à exprimer leurs sentiments
religieux sans "interférences", la porte-parole du ministère des Affaires
étrangères, Phan Thuy Thanh, déclare comme à son habitude que c'est
"une affaire intérieure du Viêt-Nam. Nous protestons contre toute
ingérence extérieure."
NE PLUS AVOIR PEUR !
Le numéro 2 de l'Eglise Bouddhique Unifiée du Viêt-Nam, le vénérable
Thich Quang Dô, "nominé" pour le prix Nobel de la Paix, a dû subir
des interrogatoires au bureau du Comité populaire de son quartier.
Le but des autorités communistes est d'empêcher le Vénérable Quang
Dô d'aller à Quang Ngai, dans le Centre Viêt-Nam, pour escorter le
Vénérable Thich Huyen Quang, (président de l'Eglise Bouddhique Unifiée
du Viêt-Nam, actuellement en résidence surveillée), 83 ans et malade,
jusqu'à Ho Chi Minh Ville. Thich Quang Do annonce qu'il ira à Quang
Ngai le 7 juin, pour accompagner Thich Huyên Quang jusqu'à HCM
Ville. Il appelle les bouddhistes et les personnes épris de liberté
du monde entier à le soutenir dans cette action et demande aux jeunes
Vietnamiens de ne plus avoir peur.
Artisan de la normalisation entre Ha Nôi et Washington, Douglas
Pete Peterson, premier ambassadeur des Etats-Unis au Viêt-Nam, a présenté
sa démission au président américain George Bush (AFP 23 mai). Bien
qu'il n'ait pas précisé les raisons de sa décision, sa démission peut
nous inciter à penser que l'attitude du gouvernement du président
Bush ne répond pas à sa sensibilité.